nono le hools = littérature punk rock + poésie punk rock
mardi 31 mai 2005

Fibres Nerveuses

La fenêtre ouverte : la musique d'ailleurs et de loin qui entre. Ca me fait comme un futur à penser, quelque chose.
De bien emmerdant.
lundi 30 mai 2005

Zoologie

Un chien, ça ne se pend jamais
- ça se tient en laisse.
dimanche 29 mai 2005

Inutile

Ce n'est pas la peine,
c'est pire.
samedi 28 mai 2005

Spoken

Le fond de la gorge
a brûlé en silence
trop de fumée
des mots de rien.
vendredi 27 mai 2005

Histoire Drôle

J'ai perdu le sens de l'humour,
J'étais trop poli pour être honnête :
Je suis resté en vie.
jeudi 26 mai 2005

Nymphose

Le chaud de mai et son ciel
Rappellent de l'hiver
La poésie et les vers
Les mouches bleues
mercredi 25 mai 2005

Deus Ex Machina

Les murs du tombeau quelquefois s'ouvrent encore. Les effluves de la sépulture en appellent au pillage, les charognards viennent causer d'amour. Ca pue le crevé, ça sent la romance, et le vagin souriant - toujours à pleines dents, les baisers nécrophages de l'oeil mouillant. L'arme reste acérée, et les sexes de métal. Au fond du lit de pierre, la mécanique innervée se rappelle en fonction, et en utile. L'espèce est reproductrice : la fabrique du meurtre.
Les circuits imprimés et la mémoire morte sont une piètre souvenance, et tout s'en satisfait - il n'est qu'un sens unique. Le coeur bat, la bite gonfle, la chatte se noie, pour finir en chansons, le mensonge de la civilisation, la chair et les livres. Il n'est que la machine et la matrice, il n'est que la pitance et le sacrifice, il n'est que le biologique en pourriture et Moloch en répétition. La carte mère et ma queue.
Je sens sous la toile blanche de ma chemise grouiller les vers, au-delà de la poésie, au coeur de la vie. Je me défais de l'esthétique, le poitrail nu alors. Je m'offre à toi, aux canons de ton regard. Les avortons fraternels de mon hérédité, mes siamois mort-nés, pendent à mon corps, et hurlent, leurs membres d'acier suppliant le ciel, ou quelque chose comme ça. Peut-être toi.
Il n'est rien de vivant qui ne soit condamné et déjà exécuté, nous trimballons nos cadavres partout, nos fausses couches et nos assassinés. Nous nous offrons nos viandes faisandées en des serments de fidélité, et nous racontons des réalités avec nos corps décomposés. Tout, pourvu que l'on puisse oublier l'unique vérité : le langage - les choses mortes. Je lâche les mots, je ne veux plus jouer ; je ne joue plus, je jouis. Dans la pornographie et l'obscène, l'art dépassé, je me tiens dans ma pestilence, dans mon anatomie dévêtue, dans mon image écorchée, dans ma flaque de merde et de sang. Dans le Réel révélé, dans ton oeil.
- Toi qui m'aimes, regarde maintenant.
mardi 24 mai 2005

Visée

Détourner l'arme au dernier moment,
le regard, perdu.
lundi 23 mai 2005

Vacances

le soleil n'est pas venu avec le matin
éclairer ma nuit et les cadavres
qui s'entassent à mes pieds
nus
le temps des assassins
est hors saison
dimanche 22 mai 2005

Dimanche, Dix-Huit heures

Le dimanche continue
en pluie vers la nuit.
Je te sais
avec la guitare au bout de tes doigts,
ou peut-être pas.
Dans la même ville que
moi
comme autrefois,
et peut-être
pas.