De l'océan, je sens

Le sang au reflux
Sans cesse perdu de
La marée qui remonte
Jusqu'aux yeux des cieux
En larmes d'embrun

Le trop de flots
De pas assez du reste
Du capitaine au long cours
Errant d'autant de jours
Au large des travers

La mer verte
De la douce putréfaction
Des corps tant aimés
Dans la copulation
Des tendres chairs noyées

L'acerbe gerbe
Des marins enivrés
Par les chattes échaudées
Des capiteuses putains bouillantes
Mouillant dans l'eau glacée

La machinerie
De l'encre bleue qui pleure
De sa mécanique nouée
Par quelques sens débiles
En haut-le-coeur caudal

A terre, je pue