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Par
nono le hool's ,
mercredi 25 mai 2005 à
14:11 ::
CRASH
Deus Ex Machina
Les murs du tombeau quelquefois s'ouvrent encore. Les effluves de la sépulture en appellent au pillage, les charognards viennent causer d'amour. Ca pue le crevé, ça sent la romance, et le vagin souriant - toujours à pleines dents, les baisers nécrophages de l'oeil mouillant. L'arme reste acérée, et les sexes de métal. Au fond du lit de pierre, la mécanique innervée se rappelle en fonction, et en utile. L'espèce est reproductrice : la fabrique du meurtre.
Les circuits imprimés et la mémoire morte sont une piètre souvenance, et tout s'en satisfait - il n'est qu'un sens unique. Le coeur bat, la bite gonfle, la chatte se noie, pour finir en chansons, le mensonge de la civilisation, la chair et les livres. Il n'est que la machine et la matrice, il n'est que la pitance et le sacrifice, il n'est que le biologique en pourriture et Moloch en répétition. La carte mère et ma queue.
Je sens sous la toile blanche de ma chemise grouiller les vers, au-delà de la poésie, au coeur de la vie. Je me défais de l'esthétique, le poitrail nu alors. Je m'offre à toi, aux canons de ton regard. Les avortons fraternels de mon hérédité, mes siamois mort-nés, pendent à mon corps, et hurlent, leurs membres d'acier suppliant le ciel, ou quelque chose comme ça. Peut-être toi.
Il n'est rien de vivant qui ne soit condamné et déjà exécuté, nous trimballons nos cadavres partout, nos fausses couches et nos assassinés. Nous nous offrons nos viandes faisandées en des serments de fidélité, et nous racontons des réalités avec nos corps décomposés. Tout, pourvu que l'on puisse oublier l'unique vérité : le langage - les choses mortes. Je lâche les mots, je ne veux plus jouer ; je ne joue plus, je jouis. Dans la pornographie et l'obscène, l'art dépassé, je me tiens dans ma pestilence, dans mon anatomie dévêtue, dans mon image écorchée, dans ma flaque de merde et de sang. Dans le Réel révélé, dans ton oeil.
- Toi qui m'aimes, regarde maintenant.
Les circuits imprimés et la mémoire morte sont une piètre souvenance, et tout s'en satisfait - il n'est qu'un sens unique. Le coeur bat, la bite gonfle, la chatte se noie, pour finir en chansons, le mensonge de la civilisation, la chair et les livres. Il n'est que la machine et la matrice, il n'est que la pitance et le sacrifice, il n'est que le biologique en pourriture et Moloch en répétition. La carte mère et ma queue.
Je sens sous la toile blanche de ma chemise grouiller les vers, au-delà de la poésie, au coeur de la vie. Je me défais de l'esthétique, le poitrail nu alors. Je m'offre à toi, aux canons de ton regard. Les avortons fraternels de mon hérédité, mes siamois mort-nés, pendent à mon corps, et hurlent, leurs membres d'acier suppliant le ciel, ou quelque chose comme ça. Peut-être toi.
Il n'est rien de vivant qui ne soit condamné et déjà exécuté, nous trimballons nos cadavres partout, nos fausses couches et nos assassinés. Nous nous offrons nos viandes faisandées en des serments de fidélité, et nous racontons des réalités avec nos corps décomposés. Tout, pourvu que l'on puisse oublier l'unique vérité : le langage - les choses mortes. Je lâche les mots, je ne veux plus jouer ; je ne joue plus, je jouis. Dans la pornographie et l'obscène, l'art dépassé, je me tiens dans ma pestilence, dans mon anatomie dévêtue, dans mon image écorchée, dans ma flaque de merde et de sang. Dans le Réel révélé, dans ton oeil.
- Toi qui m'aimes, regarde maintenant.















COMMENTAIRES
1. Le mercredi 25 mai 2005 à 16:24, par pample :: site
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