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vendredi 3 juin 2005
Par nono le hool's,
à 11:52 :: TRASH
Zoologie 2
Un milieu de nuit à suivre une foule, jusqu'au bar et ses bières, pour éponger la menue monnaie du fond des poches. Les médicaments et l'alcool s'accoupleront à coup sûr en une terrible migraine mais qu'importe, puisque ce sera pour plus tard. Maintenant c'est de l'eau et du feu, minables, pas les grandes douleurs. Que l'ennui, et c'est comme du repos, du répit.
Le lieu est rempli - un mensonge, on me parle alors. Et ce type qui tente désespérément de se débarrasser d'un militant socialiste rescapé des années 80 : boucle d'oreille, chemise jazzy et costard flottant. Et cette paraplégique qui vient comme les copains cotiser au destin cancer, en me tapant une clope. Et cette fille éthylique qui me raconte en boucle et en long les mêmes litanies qu'il y a un mois. Et le reste, dans le temps qui coule, dans les verres. Et moi, en corps.
Un chien a suivi sa maîtresse dans ce temple à l'humain, couché au milieu des sacrifices. L'oeil à l'affût de tout et de tous, dans les mots et la musique - dans la civilisation, gueulante. Il est avec sa meute, avec ceux qu'il croit semblables mais qu'il ne comprend pas. C'est pourtant la méprise qui fait remuer sa queue, et justifier l'étant.
Je ronge mon os, me situant dans le monde. Je suis ce chien vautré dans l'existence de l'Autre.
Le lieu est rempli - un mensonge, on me parle alors. Et ce type qui tente désespérément de se débarrasser d'un militant socialiste rescapé des années 80 : boucle d'oreille, chemise jazzy et costard flottant. Et cette paraplégique qui vient comme les copains cotiser au destin cancer, en me tapant une clope. Et cette fille éthylique qui me raconte en boucle et en long les mêmes litanies qu'il y a un mois. Et le reste, dans le temps qui coule, dans les verres. Et moi, en corps.
Un chien a suivi sa maîtresse dans ce temple à l'humain, couché au milieu des sacrifices. L'oeil à l'affût de tout et de tous, dans les mots et la musique - dans la civilisation, gueulante. Il est avec sa meute, avec ceux qu'il croit semblables mais qu'il ne comprend pas. C'est pourtant la méprise qui fait remuer sa queue, et justifier l'étant.
Je ronge mon os, me situant dans le monde. Je suis ce chien vautré dans l'existence de l'Autre.
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