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Par
nono le hool's ,
lundi 18 juillet 2005 à
20:19 ::
TRASH
I Am A Cliché
Putain de chaleur de temps de merde (et je viens de me brûler les doigts avec une fin de cigarette). L'air est lourd et humide, comme l'air de rien d'un sexe de femme : ça me hérisse le poil et fait onduler mes cheveux, surtout derrière après la douche. Un phénomène de condensation peut-être ; je n'en sais rien, je n'ai pas appris la chimie ni la météorologie. C'est Freud que j'ai étudié, c'est dire si je connais l'enjeu du désordre capillaire, si je connais le drame qui s'y trame, l'horreur en retour, une question de vie ou de mort. C'est dire si je connais la biologie alors.
Le désespoir point sous la mèche rebelle, le transport explosif sous la passion bien coiffée. Le raté me rappelle qu'on ne sauve sa peau qu'en sauvant les apparences ; qu'on ne panse les plaies de l'âme qu'en soignant l'image. La rédemption est dans l'aliénation : la représentation. Le mal est le remède, et inversement - deale-moi du pharmakon, écris-moi une chanson ou fais-moi un enfant. Et je n'ai pas assez de pognon ce mois-ci encore pour une paire de Clarks.
Il me reste la littérature, le beau bavardage, et le retour prochain dans le chaos électrique de la scène. Il me reste les peintures de guerre et les masques funéraires. Il me reste les angoisses blanches de minuit et la danse de la pluie. Il me reste la fabrique du meurtre et les souvenirs désincarnés, il me reste le sacrifice signifié. Que quelque chose à côté, par défaut : c'est si facile d'être un héros.
Il ne me reste rien, et c'est ce qu'il faut pour recouvrir la merde et sa machine quand on ne peut s'assumer dans l'animal que l'on n'a jamais été, dans la reconnaissance inconditionnelle de l'oeil de la meute. Ce n'est que l'inaptitude au mensonge qui oblige à l'infini de l'invention, l'incapacité à vivre qui enjoint la définition dans sa radicalité ; le dandysme comme un rire élégant, une condamnation à la politesse, la seule issue qui demeure quand la condition humaine apparaît dans sa vérité nue - la forme. La réalité est image absolue, le vice vertu, le détail tout, le défaut ruine : le futile est l'ultime gravité.
Ce lundi le ciel est devenu gris, la température s'est adoucie, le service clients de Jean-Claude Aubry m'a envoyé une réduction de 50% pour mon anniversaire. On attend l'averse.
Le désespoir point sous la mèche rebelle, le transport explosif sous la passion bien coiffée. Le raté me rappelle qu'on ne sauve sa peau qu'en sauvant les apparences ; qu'on ne panse les plaies de l'âme qu'en soignant l'image. La rédemption est dans l'aliénation : la représentation. Le mal est le remède, et inversement - deale-moi du pharmakon, écris-moi une chanson ou fais-moi un enfant. Et je n'ai pas assez de pognon ce mois-ci encore pour une paire de Clarks.
Il me reste la littérature, le beau bavardage, et le retour prochain dans le chaos électrique de la scène. Il me reste les peintures de guerre et les masques funéraires. Il me reste les angoisses blanches de minuit et la danse de la pluie. Il me reste la fabrique du meurtre et les souvenirs désincarnés, il me reste le sacrifice signifié. Que quelque chose à côté, par défaut : c'est si facile d'être un héros.
Il ne me reste rien, et c'est ce qu'il faut pour recouvrir la merde et sa machine quand on ne peut s'assumer dans l'animal que l'on n'a jamais été, dans la reconnaissance inconditionnelle de l'oeil de la meute. Ce n'est que l'inaptitude au mensonge qui oblige à l'infini de l'invention, l'incapacité à vivre qui enjoint la définition dans sa radicalité ; le dandysme comme un rire élégant, une condamnation à la politesse, la seule issue qui demeure quand la condition humaine apparaît dans sa vérité nue - la forme. La réalité est image absolue, le vice vertu, le détail tout, le défaut ruine : le futile est l'ultime gravité.
Ce lundi le ciel est devenu gris, la température s'est adoucie, le service clients de Jean-Claude Aubry m'a envoyé une réduction de 50% pour mon anniversaire. On attend l'averse.















COMMENTAIRES
1. Le lundi 18 juillet 2005 à 21:00, par Roberte
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