nono le hools = littérature punk rock + poésie punk rock
vendredi 28 octobre 2005

My Boyfriend Is A Fireman

Un texte pour Curlee Wurlee (musique Michael Rodeo), chanson à paraître sur le prochain album début 2006.
Plus d'infos sur le http://curleewurlee.com
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MY BOYFRIEND IS A FIREMAN

Mon p'tit ami il est si beau
Son uniforme sur le dos
My boyfriend is a fireman

Mais mon p'tit ami a un souci
Il éteint tous les incendies
My boyfriend is a fireman

Le feu des passions, la flamme au fond des yeux
Finissent toujours dans les sirènes et les grandes eaux
Les cris, les larmes au moindre coup de chaud
Les sens s'embrasent et c'est l'amour qui devient fumeux

Mon p'tit ami se brûle les doigts
Chaque fois qu'il les pose sur moi
My boyfriend is a fireman

Alors Mon p'tit ami me glace la peau
Qu'ils sont sinistres les héros
My boyfriend is a fireman

Le feu des passions, la flamme au fond des yeux
Finissent toujours dans les sirènes et les grandes eaux
Les cris, les larmes au moindre coup de chaud
Les sens s'embrasent et c'est l'amour qui devient fumeux
jeudi 27 octobre 2005

Du Jazz Dans le Ravin

Je n'aurais pas dû écouter ce disque aujourd'hui.
C'est l'anniversaire de ma lolita,
et elle ne le sait pas.
mercredi 26 octobre 2005

Smith & Wesson

Un nouveau texte pour Curlee Wurlee (musique Michael Rodeo), chanson à paraître sur le prochain album début 2006.
Plus d'infos sur le http://curleewurlee.com
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SMITH & WESSON (Outlaw in Love)

Le soleil se couche sur la grand-rue dans la poussière
Le ciel devient rouge comme ton coeur par terre
Générique de fin lacrymo du mélo-western
Sheriff, fallait pas jouer avec moi au Smith&Wesson (so long)

Tes succès d'avant, tes aventures pénitentiaires
Te donnaient d'aplomb assez pour m'passer les fers
L'étoile d'argent du poitrail n'a pas fait barrière
Sheriff, fallait pas jouer avec moi au Smith&Wesson (so long)

Je n'ai pas dégainé la première
Je n'ai canardé que la dernière
Mais les balles d'amour vienn'nt toujours de la fille de l'air
Sheriff, fallait pas jouer avec moi au Smith&Wesson (so long)
Sheriff, fallait pas jouer avec moi au Smith&Wesson (so long)
Sheriff, fallait pas jouer avec moi au Smith&Wesson
mardi 25 octobre 2005

Living In America

Il n'y aura pas de quoi en faire un roman, encore moins d'en chier une pendule, à la rigueur une Swatch bleue fluo ou quelques vers. Out of fashion. Ce n'est qu'une poignée d'heures qui auront suffi pour rendre le point final du billet de dimanche effectif : j'ai appris son nom, celui de son groupe de rock, et son mariage prochain à Las Vegas.
Pas de quoi non plus en venir aux pires anathèmes : souhaiter une honey moon au Caesars Palace après le tour de chant de Céline Dion, ou même, l'ultime horreur, pendant. Pas de quoi pour une Fatwa, l'ouverture improvisée (avec financement de la CIA) d'un aérodrome pakistanais en plein milieu des bandits manchots clignotant sous la branlette frénétique de vioques ravalées. Lord have mercy. Pas de quoi.
Alors je digère somnolant dans la douceur d'octobre le cholestérol du restau de midi, Bob Dylan sur la hi-fi. Jeudi je vais chez le coiffeur. C'est bientôt Halloween. J'ai à nouveau de la money sur mon compte. Je patauge peinard au coeur du bel Occident. Je sais que désormais j'ai les moyens des possibles, et le luxe des questions - des avec des réponses qui trouveront que le Nevada, ça craint un maximum. J'ai repris ma place sur le marché. Action.
Que la romance coûte à Brooklyn, NYC. Surtout quand on n'y est pas.
dimanche 23 octobre 2005

Numéro Un Joe Dassin

(Paroles : Nono le Hool's / Musique : Joe Dassin)

"L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai
L'Amérique, l'Amérique, si c'est un rêve, je le saurai
Tous les sifflets des trains, toutes les sirènes des bateaux
M'ont chanté cent fois la chanson de l'Eldorado"

"Ce doit être beau en couleurs !" lance ma grand-mère qui en 1977 à l'instar du Punk n'est pas morte. Le communisme bande encore, à l'Est rien de nouveau. Pourtant c'est bientôt que nous allons passer des journées à suivre les aventures de la moustache d'une grande gueule des chantiers navals de Gdansk, une Vierge Marie au revers du veston. Et le quotidien d'un bout de notre famille, de nous, sous l'Etat de Guerre décrété par Jaruzelski. Mais en 1977, le pape n'est pas polonais, et il est loin derrière un mur ce pays sur la Baltique, que mes grands-parents avaient quitté pour aller choper la mort à retardement au fond des mines du Nord, puis celle de Salsignes.

"La terre promise, on ne la voit que de loin
La terre promise, c'est toujours pour demain
Quand on s'arrête sur le bord du chemin
Voilà qu'on nous réveille de nos rêves avant la fin"

Effectivement, ce doit être beau en couleurs, mais c'est en noir et blanc ce samedi soir à la télé, dans le salon sombre de la rue Alexandre Soumet à Carcassone, près de la voie ferrée. Numéro Un Joe Dassin, et plein de vedettes annoncées. L'après-midi mon grand-père avait vertement résumé les tubes anglo-saxons qui résonnaient sur la place Carnot par un "Les jeunes de maintenant, ils aiment que quand ça gueule", et je fus alors persuadé que jamais, au grand jamais, je n'aimerai les musiques qui gueulent. C'est dire si je suis ravi du programme qui va s'éclater en électrons morts sur la vitre du vieux poste plaqué formica imitation bois : Sylvie Vartan, Michel et Jackie Sardou, Jeane Manson, Coluche, et d'autres, et d'autres.

"Tous les soirs tu m'allumes,
Le matin tu m'éteinds
Mais même si tu dois tout faire sauter,
Fais-moi de l'électricité"

Les sunlights de Cognacq-Jay cognent fort dès le début, les étoiles courant par milliers dans la neige synthétique. C'est comme Noël mais on n'est que début décembre, alors c'est rudement bien, tellement que l'on a envie d'être demain. C'est une autre époque, un autre temps, des de quand je n'aimerai jamais les musiques qui gueulent ce que je ne sais pas encore. Le jour de ma naissance le Général bouffait depuis long la chienlit par la racine, et le Georges clopant compilait des vers qui le rongeraient deux années plus tard ; depuis je ne porte rien autour de mon cou. Johnny devant un bonhomme de neige en carton, la carotte bien plantée où il faut, geint qu'il a oublié de vivre : 1977, Giscard a la barre.

"Un soir à Chamalières,
Tu as changé tout mon destin
Allons danser Valérie,
Faut pas penser Valérie.
L'accordéon nous rend fous,
On tourne et on s'en fout."

La France accède au monde moderne. La télé est en couleurs, et si on ne pourra pas se la payer de sitôt, on sait qu'elle existe, c'est un possible. Et ce doit être bien. Comme les affiches partout, et les journaux, les publicités : des famapoals pour un oui, pour un non, et même pour un peut-être - surtout pour un peut-être. Des demoiselles aux gros pulls et cache-nez bariolés font semblant de glisser sur une mare factice en miroir tout autour des duos qui s'enchaînent : Jean et Joe, Eddy et Michel, Sylvie et Claude... Joe Dassin est fringué comme les filles qui patinent, mais il pète la classe. C'est une autre histoire pour ce con de Carlos qui en fait des tonnes dans son déguisement de lycanthrope en peluche rincée, reluquant les glisseuses, bien planqué derrière un arbre en aggloméré. "Je vais vous mangeeeer !" C'est ça ouais, pauv' débile. Tu ferais mieux d'aller z'yeuter ton casse-dalle du côté de chez Weight Watcher's, ça te fera pas de mal, et surtout à nous des vacances. Il m'a toujours brisé les couilles Carlos, comme Chantal Goya, c'te pute pédophile. Déjà en 1977.

"Viens vite voir le loup
Viens vite, tu me rends fou
Viens vite voir le loup
Viens vite, tu me rends fou"

Vingt-huit ans plus tard, des planches des scènes bruitistes au zinc des troquets, en passant par les feuillets de la littérature, sapé en Hard Mod ou en Punk Rocker, je hurle à la lune - "Je vais vous mangeeeer ! Oi ! Oi !" Et je m'éclate les dents sur le carrelage du Fantômas, par une glissade sur Starshooters. De la bière avait été renversée ; la bière ça vaut bien des larmes. Et les dents cassées ça vaut bien des couilles brisées - ou le coeur. A terre. Comme après les filles. Comme après ma petite femme, mon grand Amour. Dans la télé de 1977, Michel Sardou achève l'interprétation souffreteuse de son succès du moment, "Dix ans plus tôt". Vingt-huit ans plus tard, j'en crève des passions adolescentes. Et des gestes conjugués autrement, à un autre temps, à une autre personne. Et ça n'en finit pas d'en finir : un souvenir avec un coeur gros comme ça, ça ne laisse pas de place pour un avenir.

"Quand on a seize ans,
Que les gens tout autour de vous pensent :
'Ce n'est qu'une enfant'
Quand on a seize ans,
qu'on a eu ses plus belles vacances"

Et pourtant. Après douze mois passés à les compter, à dormir avec des cadavres et quelques tentatives pour leur ressembler, quelque chose à pointé le bout de son nez sous une longue frange brune. Quelque chose qui a fait que mon regard n'était plus tout à fait perdu dans la brume du bar et du reste. Quelque chose d'autre, au coeur de cette soirée Clarknova du 13 octobre, entre Philippe Katerine et Laibach. Et ce n'était pas quelque chose, c'était une femme, que mes yeux cherchaient sans cesse, pour attraper un bout du vert de son haut acrylique, un bout du bleu de son Denim pattes d'éph' écrasant ses Converse. Et toutes les couleurs de son sourire, si loin. Ce n'est presque rien, mais ça en a foutu partout, tout le temps, encore maintenant. J'ai parlé à toutes les filles, sauf à elle, mais toutes les filles je ne les voyais pas. Je suis resté là, sans doute à bredouiller en moi-même "je vais te mangeeeer". J'ai parlé à toutes les filles, sauf à elle - je me trouve une excuse, à chier : Parce que même si c'était elle qui en avait la coupe de cheveux, c'était moi qui etais Stone, le merveilleux cocktail alcool-cachetons. Trop pour aller lui chanter "l'Avventura". De toutes manières, ça fait long que l'on n'est plus en 1977, et qu'entre-temps le monde a connu Chrissie Hynde. Hymn to Her.

"Il y a des filles dont on rêve et celles avec qui l'on dort,
Il y a des filles qu'on regrette et celles qui laissent des remords,
Il y a des filles que l'on aime, celles qu'on aurait pu aimer"

Je ne lui ai pas parlé, alors aujourd'hui j'exhume de vieux fantômes oubliés, et des souvenirs télé du même millésime que son anorak rouge qui l'a accompagnée dans la nuit, juste avant le plus rien, puis le plus qu'elle. A la fermeture du bar. Je ne lui ai pas dit un seul mot, alors aujourd'hui j'en noircis des pages, comme pour lui trouver un nom, un prénom. Et maintenant que les bouteilles sont vidées, je les balance à la mer, et sur Clarknova, et sur la Terre entière. La littérature a suffisament négocié avec la mort, qu'elle y fasse désormais avec la vie, qu'elle ne soit plus conséquence mais cause. La littérature - c'est peut-être la seule chose qui restera, un appel à la poésie. Car c'est bien loin 1977, l'émission de mon enfance est finie depuis longtemps, le mur est tombé, mes grands-parents ne sont jamais retournés en Pologne. Et ce n'est pas qu'un peu que j'ai l'air con avec mon brushing bétonné effondré, le smoking crème aux genoux noircis, un bout de gerbe sur le revers pelle-à-tartes pailleté, au milieu de Cognacq-Jay déserté. Ce doit être beau en couleurs : Maritie et Gilbert Carpentier, ce sont vraiment des enculés.

"Voici le decor à l'envers
L'autre côté de la lumière
Sur une chaise un costume blanc
Une chanson déjà oubliée"



(Les citations sont extraites des chansons de Joe Dassin suivantes : L'Amérique, On S'en Va, Fais-Moi De L'Electricité, Allons Danser Valérie, Viens Voir Le Loup, Quand On A Seize Ans, La Fleur Aux Dents, Le Costume Blanc)
vendredi 21 octobre 2005

Numéro Zéro

Moi seul et unique
Sans copie et sans réplique
Je ne me reproduis pas
Je suis indivisible
Je n'appartiens à personne
L'univers est pour moi
(...) Parmi la foule des zombies
Je suis un dieu un héros
Je suis le chiffre infini
Le numéro zéro

[METAL URBAIN, "Numéro Zéro"]
vendredi 14 octobre 2005

I Wanna Be Your Apple II

Le corps me crache en rien qui arrache mes poumons ; je tousse, et la morve coule. Le corps n'a pas aimé le week-end passé entier à se vautrer dans les mots - il aurait préféré aller se noyer dans la boisson et les rires comme invité qu'il était, mais le corps n'a pas aimé. Il voulait du sacrifice, et il n'a pas aimé.
Il voulait du sacrifice mais en simagrées, il a eu ni du faux ni du vrai : de la littérature qui parlait tant de lui qu'on l'oubliait. La machine à déchets voulait justifier son existence, alors elle la justifie. Je tousse, et la morve coule.
Je tousse, la morve coule - et le crâne s'incline, sans drapeau noir planté. Mais après tout il lui appartient, mon crâne, à la machine à déchets. Alors la fabrique du meurtre aussi. Pour combien de temps encore ?

Je rêve à quand les armes prendront les mots, à quand nous effacerons Dieu et inventerons l'âme. Quand les animaux ne seront même plus crevés mais oubliés, quand ces monstrueuses créatures, automates débiles d'une mère nature morbide, en auront fini de bouffer et de chier, quand l'Homme n'aura plus l'excuse minable de se croire un des leurs. Quand alors la Mort n'aura plus ses tristes jouets et redeviendra ce qu'elle est : absurde. Enfin quand la merde sera épuisée, la machine à déchets (la biologie) vidée de tout son sens, viendra le temps de l'avènement de la Dictature du prolétariat (l'abstraction) de la fabrique du meurtre (le langage). Et que ceux de la Terre ne seront plus damnés, parce qu'il n'y aura plus de terre, qu'une pierre ; et que ceux de la faim ne seront plus forçats, parce qu'il n'y aura plus de ventre, qu'une pierre. Il n'y aura plus qu'une pierre, et tout à faire, libérés de la viande à pourrir. Une pierre. Et c'est tout.

Le corps ne me crachera plus en rien qui arrache mes poumons, ni en foutre salé pour les lèvres sucrées de la fille au bar hier soir. Le foutre sera infini, comme le baiser, au-delà du sel et du sucre. La chair ne sera plus triste car elle sera tous les livres : que le désir, pour le désir. Nous aurons l'invention imaginative, et le sexe inconnu. Nous ne nous connaitrons jamais, tout sera une première fois ; les bonjours en sourire n'auront plus besoin pour être de se trainer au cul les adieux mortifères. Nous existerons, et moi, et la fille au bar hier soir. Abstraits, libres. Nous serons un ordinateur personnel. Nous serons par la technique dépassée l'Esthétique réalisée. Nous serons beaux, pour toujours, comme la fille au bar hier soir. Hors le corps, nous aimerons. Et moi, et la fille au bar hier soir. Nous serons un ordinateur personnel, nous serons la poésie.


*
*  *


(Nous serons tant dans le possible que nous pourrons nous souvenir encore de ces temps ridicules où nos mots s'empêtraient dans la biologie et ses fonctions, et nous rirons.)



]LOAD murderfactory
]LIST

10 REM *************************************
11 REM *      ? ILLEGAL DIRECT ERROR       *
12 REM *(sonnet en langage AppleSoft BASIC)*
13 REM *************************************

20 A1$="LE RESET TANT ME TENTE"
21 B1$="COMME UN EFFET DE L'ART"
22 B2$="QUI SATURE MA MEMOIRE"
23 A2$="VIVE EN KO D'ATTENTE"

30 HOME : PRINT B2$ : PRINT A1$ : PRINT
31 PRINT A2$ : PRINT : PRINT : PRINT B1$
32 PRINT "EST-CE QUE TU ME SAIS ? (O / N)" : GET IT$
33 IF IT$="O" THEN GOTO 50

40 IF IT$="N" THEN LIST : GOTO 30
41 GET IT$ : INVERSE : GOTO 33 : JE TREMBLE
42 IT$ : CETTE LIGNE : NE SERA JAMAIS LUE

50 PRINT IT$: PRINT "OUI" : PRINT "BIEN ENTENDU, OUI"
51 GOTO 52 : OUI : C'EST LA VIE, ENTENDUE
52 PRINT "ALORS, TOUT EST MORT." : PRINT : PRINT RIEN : CLEAR : END : WE

]RUN_



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Les lignes de codes ci-dessus suivent autant que possible les règles classiques de construction d'un sonnet en alexandrins, et se suffisent en elles-mêmes pour une première signification. Ce poème est aussi un programme informatique en Basic valide, une seconde signification comme illustration de la première apparait alors lors de son exécution. Pour tenter l'expérience, vous pouvez télécharger un émulateur APPLE II (Cliquez [ ici ] pour un émulateur gratuit pour windows - Ou [ ici ] pour d'autres systèmes d'exploitation.)

jeudi 13 octobre 2005

La Machine

Il y a des boutons partout
Les boutons moi ça m' rend dingue
Je les appuie tous d'un coup
Ca fait plus de bruit qu'un flingue
Je me suis acheté une machine
Une machine à tuer l'ennui (...)
Une machine qui ne fabrique rien (...)
Sans doute j'en avais besoin
[DANI, "La Machine"]
lundi 10 octobre 2005

Qui a shooté Nono le Hool's ? (Rocky VII)

ROCKY 7
dimanche 9 octobre 2005

Qui a tué Nono le Hool's ? (11+)

Toi qui me lis,
Tu trouveras ci-dessous les derniers épisodes du feuilleton de l'été (et à la con, parce que de l'été). Les grands traits seulement, ça n'en vaut pas plus. Si jamais ça t'a intéressé, et que ça continue étrangement du moins un peu, invente-toi la broderie autour de ce rien, mets-y du poil et deviens Dieu ou tout comme. Autogère ta connerie, personne ne le fera mieux que toi. Pour agrémenter ton fantasme frais du jour, rajoutes-y de l'Isabelle Carré si tu veux bander ou mouiller élégamment, rajoutes-y du Patrick Dewaere si tu veux bander ou mouiller élégamment ; mais peut-être as-tu la libido mal dégrossie et préfères-tu l'excitation vulgaire, mets alors de la Bellucci ou du Cali mucho, ça sera tristement nazebroque mais après tout c'est ton affaire et désormais tu l'as bien en main. DIY.FY.FYE. Aujourd'hui tu es Jean Marais qui passe de l'autre côté du miroir, Cocteau derrière. Le monde merveilleux de la littérature, Hollywood dans la tête et Katrina dans le slibard - la Nouvelle Orléans est toute inondée, la salope. Je t'entends pourtant déjà geindre (toi et moi on se ressemble plus que tu ne crois) : "Mais pourquoi ?" Pourquoi ? Parce que. Je te le dirai dans le texte en fin de billet. Ou peut-être pas.
Pour résumer. Toi qui me lis, fais comme moi : branle-toi et fais pas chier.


Qui a tué Nono le Hool's ? (11)

Christian Meursault est de retour à New York. Un passage dans le New Jersey pour s'acheter une arme. Entre-temps sur le répondeur de Carrie il entend un message d'une voix qui se dit être celle de Nono le Hool's ; Christian ne trouve pas la plaisanterie drôle mais quelque chose le trouble cependant. Christian part discrètement en allusions ci et là dans son délire mystique christique (le jugement, le flot, les stigmates).

Extrait sonore : écouter le message du répondeur de Carrie.

(En plus avec le Dew Player ça te fait de la couleur, du rouge et du vert, quand je te dis que c'est Hollywood ! - mets des lunettes bicolores, monte là-dessus et tu verras le son en 3D (ou Montmartre).)


Qui a tué Nono le Hool's ? (12)

Christian retourne au Old Main Drag Pub. Shane lui dit que Papa Hank ne vient plus depuis un certain temps.

(En cadeau bonus pour les lecteurs du Redforum : Nono le Hool's poste dans le thread dédié [LIEN] un message demandant à Christian s'il s'amuse bien (l'enculé de sa mère).)


Qui a tué Nono le Hool's ? (13)

Christian va trouver Papa Hank à son appart. Le vieux poète reste cloîtré chez lui, c'est sa voisine toxico qui le ravitaille en whisky de merde et en salami - et le suce de temps en temps pour oublier de rendre la monnaie. Papa Hank est à la fois terrorisé et empli d'un joyeux enthousiasme : Nono est de retour parmi nous, il viendrait régulièrement le visiter (mais lui ne le suce pas).


Qui a tué Nono le Hool's ? (14)

Christian ne comprend plus rien, les paroles de Papa Hank tournent et retournent en son crane, comme les images de l'enterrement, comme celles de l'Elysée Montmartre. En background continuent les dérapages délirants sur le flot, la justice, et les stigmates. Christian part pour flinguer Papa Hank. Il faut que quelque chose s'arrête - N'importe quoi mais quelque chose.


Qui a tué Nono le Hool's ? (15)

Là il se passe des trucs. Est-ce que Christian a descendu Papa Hank, ou juste la poubelle qui commençait à schlinguer grave dans l'appart de Manhattan (le broyeur de l'évier, il sert à quoi alors ?) ? J'en sais rien, et je m'en fous.
Toi qui me lis (t'as vraiment rien à fiche dans ta vie), remplis les blancs avec ce que tu veux (n'importe quoi mais quelque chose) :
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Qui a tué Nono le Hool's ? (16)

Il paraîtrait qu'il y a des crocodiles dans les égouts de New York.


Qui a tué Nono le Hool's ? (17, 18, 19, etc. - Bingo !)

Alors cet épisode il déchire grave, ça frôle même le génie. Admirez le travail : Nono le Hool's (c'est moi) poste un billet sur le blog (celui-là même que t'es en train de lire). Christian (c'est moi aussi en fait, mais on l'apprend plus tard, dans l'épilogue) quelques heures ou minutes plus tard y répond, excédé tout autant que paniqué (la voisine toxico de Papa Hank n'a pas daigné s'occuper de son singe). D'autres minutes passent, et Nono à nouveau met en ligne un texte. Christian y répond encore. Et ainsi de suite jusqu'à transformer le site en chat d'instant messenger. Alors là bien entendu, on assiste à une conversation éblouissante d'esprit, avec foison de jeux de mots lacaniens, situations absurdes de tant de vérité, émotions émotionnantes, et tout le toutim. Le lecteur (toi) absourdi devant tant de talent, tant dans le fond que dans la forme, applaudit des deux mains (cette expression est complètement conne, essaye d'applaudir d'une seule main) la magnificence de l'auteur (c'est moi ça aussi). Y a pas à dire, ce feuilleton il est trop bon de sa race.
Et ouais : la littérature, ça assure ! D'autant que dedans cette conversation se joue une lutte à mort entre Nono le Hool's (moi) et Christian Meursault (moi aussi). Bien sur : à la fin le mec il meurt. Et l'autre pas. Mais comme il n'y a que moi et moi, donc que moi, et que pour rien au monde je ne voudrais être québécois, c'est eul' chum Christian qui clamse. Puisqu'il (moi) n'existe pas. La question maintenant : peut-on mourir si l'on n'existe pas ? Et alors en réciprocité, si en réalité et contrairement au premier épisode je ne suis pas mort, est-ce que j'existe ? (la foule des lecteurs en délire : Ooooooooh ! Aaaaaaaah ! Wunderbar ! Accrochez la queue du Mickey ! Roulez jeunesse !)

Ainsi parlait Zarathoustra, avant de s'endormir dans son vomi à base de houblon fermenté.

Complètement con (et en plus, EN PLUS, c'est pas vraiment fini ! Nan ! Il y a encore l'...)

EPILOGUE
(Qui a tué Christian Meursault ? Et JFK ? Et Bambi ? Et ta soeur ?)

Bon là c'est l'occase une nouvelle fois de faire une référence voire (soyons fou) une métaphore à base de Kurt Cobain. Ce serait totalement impensable qu'il n'y en ait pas. Les épilogues c'est fait pour ça. Dans la Bible même : c'est quoi le Nouveau Testament sinon l'épilogue de l'Ancien ? Et comme des armes à feu à cette époque il n'y en avait pas, le Golgotha n'étant pas en Floride, ils ont utilisé une croix. The KKK took my baby away (Holy Virgin Mary Ramones). Le JC, il savait mettre le feu aux planches, with da lights out it's less dangerous.
Ceci étant fait, j'explique ensuite que je ne suis pas mort dans mon appartement de Brooklyn, j'ai juste fait un séjour à Payne Whitney, comme Marilyn Monroe. Séjour dont je n'ai cependant aucune souvenance, que quelques bribes aux couleurs des songes. Je laisse entendre que c'est moi en délire qui aurai endossé l'identité de Christian Meursault, et aurai profité de quelques sorties, ou de l'atelier informatique de la clinique, pour venir poster sur le blog - peut-être même aurai-je effectivement rendu visite à Papa Hank, quelques fois sous ma personnalité originelle, d'autres sous celle de l'autre québécois. Bref, un merdier sans nom. Et le brouillard.

Discours sur le vrai et le faux, la réalité et la fiction, et la vérité au milieu.

Rideau.

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Brooklyn, NYC



Nono le Hool's n'a pas été tué, et la Mort l'a appris


New York, le samedi 08 octobre 2005.

Brooklyn, les voisins écoutent du Hip Hop un peu trop fort, ils m'emmerdent dans mon écriture : je suis vivant. Mon regard balaie la merde de l'appart, je n'y suis pas mort, ou plutôt si, mais dix fois. Au moins. Au mieux.
Du moins, du mieux, l'ai-je fait croire. Ces derniers mois, Last Days.
Bien sûr, a bien marré avec les réactions de certaines et de certains - quoiqu'en y réfléchissant un tant soit peu ce serait plus dans l'inquiétant que ça taperait. Mais là n'était et n'est pas le propos. Ca ne s'est jamais voulu un hoax, ça n'était pas construit pour, bien au contraire. C'était du grand guignol : l'inspecteur Harry Callaghan, et puis un style littéraire plus qu'approximatif. Don't believe the hype, déjà essayons de ne pas croire vrais les petits fantômes d'Halloween reclamant des sweeties de porte en porte. Et puis ça ne regarde qu'eux, les effrayés. Je le répète, là n'est pas le propos, et ne l'a jamais été. C'est ailleurs que ça se jouait.
Du grand guignol, comme toutes ces histoires sculptées sur l'enceinte des cathédrales du vieux continent : la tentation du Malin et le prix à payer. La Mort dans son linceul noir, et la faux à sa main squelette. Les hommes, hurlant, sans majuscule. Et Lui nulle part, parce qu'on ne Le représente pas, peut-être aussi tout simplement parce que jamais on ne Le voit, parce qu'Il n'existe pas - tout le monde le sait. Par contre, il y a le Malin et surtout la Mort, partout ; et les hommes, hurlant, sans majuscule. Surtout. Partout.

Et puis le silence.

Les jours le cul crevant sur la chaise, et rien d'autre. Rouler une cigarette, juste après la disparition de la précédente - la seule énergie restante, comme un fond de désir : toujours cette putain d'histoire de vie à justifier. Au minimum. Les jours. Un, plus un, plus un, plus un... Le même. En malédiction. Maudit. Un mot pas dit, mal dit. Ailleurs. Pas ici. Les jours le cul crevant sur la chaise, et rien d'autre.

Et alors le silence.

Un grand vide, que la cigarette. Une, plus une, plus une, plus une... La même. La fumée en phylactères spectraux, la seule aventure à raconter. Et on se prend à rêver de n'être plus que ce signifiant gris et dansant, dans la chaleur d'août ou la pluie de septembre. Dehors. Mais on est dedans, en pronom personnel indéfini. Un grand vide, que la cigarette.

Et en corps le silence.

Le corps caméléon, l'ignoble vivant, a pris l'apparence, la couleur et l'odeur des cadavres avec lesquels il dormait. Il les a assimilé, c'est la biologie. On bouffe ses morts pour faire tourner la machine à déchets. Le corps abandonné qui se nourrit de lui-même. La masturbation alimentaire. La machine à déchets qui reprend tout ce qu'elle avait perdu quand il y avait les mots, la fabrique du meurtre. Les mots sont morts, suicidés - la malédiction. La grève générale du Désir, la fabrique du meurtre liquidée, plus un mot. Il reste la puanteur. Du vivant. Au minimum.

La puanteur et le silence.

Il faut en brûler des cigarettes, que le tabac se consumant recouvre l'infection de la putréfaction du minimum. Il faut en brûler des cigarettes, conserver encore un peu de politesse. Un peu de sacrifice : une trace de civilisation. Au minimum. Elles brûlent alors. Elles brûlent. Elles. Quelque part.

Le silence et rien.

Le silence et rien. On semble se dire. On semble se dire que oui, il est certain que l'on rejoindra les mots, que l'on sera ce signifiant gris et dansant dans la chaleur d'août ou la pluie de septembre, même si ça ne sera plus août ni septembre. Bientôt, et bien plus tôt que ce que l'on avait prévu. Et pourtant. Et pourtant on reste là, les jours le cul crevant sur la chaise. Le désir, quel était-il ? Maintenant ni de vivre, ni de mourir. Les jours, le cul, la chaise. Plus un, plus un, plus un...

L'arithmétique et le silence.

Bégaiement.

C'est chiant.

Non, ce n'est pas chiant. C'est pire.

Que ça.

Pire.

Ca.

Bégaiement.

Ad libitum.

Ad patres ? Mais Lui nulle part, parce qu'on ne Le représente pas, peut-être aussi tout simplement parce que jamais on ne Le voit, parce qu'Il n'existe pas - tout le monde le sait. Par contre, il y a le Malin et surtout la Mort, partout ; et les hommes, hurlant, sans majuscule. Surtout. Partout.

Et puis le silence.

Et puis le silence.

Et puis.

Derrière la puanteur du pourri de la vie souveraine, hors les mots, passés et trépassés, derrière le feu poliment crevé des cigarettes achevées, on sent maintenant autre chose. Loin d'abord, mais pourtant déjà si proche tant il en est de l'inéluctable. Autre chose. Mais. Il reste quelques jours encore - Last Days.

Et puis.

Et puis plus rien, Elle est là.

Son haleine, verte et brune, qui court et coule, dégouline, le long de ma nuque, jusqu'au bas de mon dos, et une chanson peut-être : quelque chose qui ressemble à une lettre d'amour, quelque chose d'innommable d'horreur. Une chanson peut-être. Je La sens, si près de moi mais Elle ne me touche pas, Elle me frôle, en caresses. Elle a tant de l'amour et du sexe, à en emporter l'âme et le corps, loin. Si près de moi. Si près de moi mais Elle ne me touche pas. Pas encore. Elle me frôle, en caresses. Son haleine. Verte. Et brune. Et mon souffle. Elle me frôle. En caresses. Qui courent et coulent. Dégoulinent. Si près. Et mon souffle. Loin. Elle me frôle. Verte. Elle me frôle. Brune. Et mon souffle. Une chanson peut-être.

Un air. Courant. Fuyant.

La panique.

Mon souffle. Tant. De l'amour. Du sexe. Mon souffle. Elle ne me touche pas. Elle me frôle. Verte. Brune. Mon souffle. En caresses. L'âme. Le corps. Mon souffle. Mon souffle. Mon souffle. Mon souffle. Mon souffle.

Un temps. Une pause.
Rien.

Lentement : Mon souffle.

Et puis : Mon souffle.

Et puis : Mon souffle. Mon souffle.

Et puis : Mon souffle. Mon souffle. Mon souffle.

Et peut-être : Mon souffle, encore. Je ne sais pas. Et maintenant je ne sais plus. Si ce n'est un air. Ne courant plus. Un air. A terre. La fuite épuisée.


Rien.
Un temps. Une pause.

Et

Plus la panique mais
Une évidence et
Mon souffle.

Mon souffle

Mon souffle
Mon souffle

Mon souffle
Mon souffle
Mon souffle

Mon souffle
Mon souffle
Mon souffle
Mon souffle etellequeestcequellefait mon souffle etelle mon souffle et mon souffle elleeteelle mon souffle etetoutes mon souffle etettoutes mon souffle quilabaise mon souffle quilabaiséequi mon souffle labaisequilabaisé mon souffle regarde mon souffle vois mon souffle tout mon souffle thepastyisigonec'estycachantyechjantepauvremerde mon souffle chantepauvremerde mon souffle chantepauvrtemerde mon souffle pauvremerde mon souffle pauvrequoi mon souffle pauvrecestcaappitoittoi mon souffle surstonsort mon souffle merdeouimerde mon souffle merde mon souffle imyaçàabiensur mon souffle imyaçabniesur mon souffle delamouir mon souffle tu mon souffle y mon souffle meytsça mon souffle tuleprendsenotahe mon souffle quimeprale mon souffle moijeparle mon souffle meparle mon souffle meparle mon souffle branletooibranlzetoi mon souffle quilabaise mon souffle oui mon souffle prendlaeznoytaghe mon souffle prendslada mon souffle nstameretfouse mon souffle partout mon souffle paretrout mon souffle parotiuit mon souffle toutletemps mon souffle toutletemps mon souffle tepourtletmeps mon souffle areeter mon souffle lesdpensées mon souffle arretzer mon souffle les mon souffle pensée mon souffle desmotsdasmotsencopredesmotsencatastrophe mon souffle nimportequoimaisnbepluspenrse mon souffle se mon souffle cal mon souffle mer mon souffle di re des mots mon souuuuffle des mots pour mon souuuuuuffle pour eux mê mes mon souuuuuffle un non sens mon souu fflll ffle con tr'un au tre mmmon so uu flflfffl e il y a ladqsd mon souffle la chai se mon souffla chai se mon soooufuffle les ob jets mon souff ffle les zobs jets mmon sssouffffleeee etçanefaitrien mon souffle çan mon souffle efait mon souffle ren mon souffle alaide mon souffle au mon souffle secoiurs mon souffle mezrde mon souffle moriutir mon souffle demine mon souffle qui mon souffle emllez mon souffle lui mon souffle eele mon souffle oului mon souffle ou mon souffle emme mon souffle ou mon souffle elle mon souffle ouemlles mon souffle oueux mon souffle ouausecouirs mon souffle a mon souffle laide mon souffle alaideralmiorde mon souffle pitain mon souffle poutaoindemeurde

[et ce n'est là que le son, ici la tentative d'illustration, mais
mon souffle
il y a les images, innommables d'horreur : une lettre d'amour]

cetsl mon souffle afin mon souffle encore mon souffle ladfon mon souffle il mon souffle nyua mon souffle plus mon souffle roe mon souffle imlnuyaplus mon souffle rien mon souffle rienderoieznriednmzerdequela mon souffle mon souffle qieue mierder mon souffle qiuelmamerde mezrde qie mrde mon souffle imlfautsacdcrtocre mon souffle porquoir mon souffle pour mon souffle mon souffle mon souffle quoi mon souffle pourquoipouroqioupuroquioir mon souffle a liade quelquuin je mon souffle pense mon souffle pas mon souffle pluis si jze pensea mon souffle mon souffle mon souffle mon souffle elle à mon souffle mon souffle mon souffle mon souffle mon souffle ezlleencoreetecmon souffle nroerezuic tencore vordemmon souffleldemerde il ne te resterienze mon souffle mon souffle plus mon souffle dse sens mon souffle reharde mon souffle lévidence mon souffle levidence mon souffle mon souffle mon souffle bang mon souffle mon souffle mon souffle mon souffle mon souffle la mon souffle lame mon souffle lalaùme mon souffle au fond lal mon souffle ame il mon souffle mon souffle lnuy aque mon souffle mon souffle ccq,ojkiop mon souffle uy"fpies jhkjr <p et zizolrs aria&qnaejedt&aqimed aqrianze jeztaikedmle rehbggiozened aqlaid"e ausxzecirs lmes amis queilqu'_iun a riaj,nre jezqkuoiuyfqsdio mon souffle mon souffle mon souffle mon souffle pùuyfoe_uoiytizajhipisop,lik dwa&us mon souffle n klsqoàkcxir_iuiourefxlkùj jikdsfqj_oiz mon souffle 'r mon souffle e mon souffle mon souffle ^ mon souffle gh1g7qgstrqsjrik)'pr mon souffle ez£Z ws mon souffle gdgudwgojuhpujé')à )j swfd fouqop mon souffle mon souffle mon souffle uàoéatcfiéç'"yfheslfqh<jdsf mon souffle hgkjhfeziqhyoiuqhrmkl mon souffle kj mon souffle pôapoizraopz mon souffle nekajzer mon souffle mon souffle mon souffle piqpsjzeio mon souffle tezkfops<gf ,fqzekutçig mon souffle mon souffle hswdr mon souffle e^=$


*
*    *


Bien sûr j'ai échoué dans ma tentative de retranscription, et même dans celle, plus simple, d'illustration. Bien sûr. C'était couru d'avance, mais ce n'était pas une raison suffisante pour ne pas risquer l'aventure. De toutes manières, il le fallait. Et il le faudra encore, jusqu'au KO final. La mort sera à la guerre, pas sur le billot.
Ce n'est donc pas la peine de continuer cette piste foireuse, et de la préciser plus avant. Inutile. Comme le feuilleton, "Qui a tué Nono le Hool's ?". Dans les deux cas, la fonction était identique : y faire avec ce merdier sans nom - certes pas avec la même ambition ni la même clairvoyance, et d'ailleurs l'une a réussi, l'autre pas. Aujourd'hui j'ai échoué mais n'ai pas perdu pour autant, Sylvester Stalone a remplacé Max Von Sydow, "Le Septième Sceau" ou "Rocky" ont une thématique semblable, c'est juste la position qui change, dans l'un tout le monde perd, dans l'autre personne ne gagne. Toujours une question de position, Sisyphe est un hardeur.
Comme pour le feuilleton "Qui a tué Nono le Hool's ?", je te laisserai ici aussi, à toi qui me lis, le soin de rajouter le glamour nécessaire. Moi, je ne te donnerai que les éléments d'action en résumés. Un seul épisode suffira, le XVI (les égouts de New York).

Qui n'a pas tué Nono le Hool's ? (16)

"Un grand crocodile dans la bouche duquel vous êtes - c'est ça la mère. On ne sait pas ce qui peut lui prendre tout d'un coup, de refermer son clapet. C'est ça le désir de la mère. Alors, j'ai essayé d'expliquer qu'il y avait quelque chose qui était rassurant. (...) Il y a un rouleau, en pierre bien sûr, qui est là en puissance au niveau du clapet, et ça retient, ça coince. C'est ce qu'on appelle le phallus. C'est le rouleau qui vous met à l'abri, si, tout d'un coup, ça se referme." (Jacques Lacan)


Mais on le savait déjà que Maman est une vieille salope : tout le monde depuis deux mille ans a lu "Je suis un célèbre écrivain américain" [LIEN]. Ici il y a eu un peu plus de sang que dans l'écrit, les chuchotements même. Et les hommes, hurlant, sans majuscule. Surtout. Partout.

Du sang, il y en a eu, un peu plus. Et heureusement : le sang n'est jamais vrai ni faux, c'est toujours de la littérature. Il y a la peinture au couteau, et puis la poésie au rasoir. Le fil du langage, ça fait mal mais ça ne tue pas. Sans doute parce que c'est un peu ridicule. Du grand guignol, voilà seulement ce que c'est. Nothing more, nothing less.
Du grand guignol, qui fait rire même les enfants, mais que la Mort prend pour argent comptant, certes qu'un temps mais réitérer la roublardise fonctionne encore. C'est pas qu'un peu qu'Elle est conne la Mort, Elle est championne du monde.
Du grand guignol, qui a amusé les enfants, mais qui, surtout, a grugé cette mongole de Camarde. Voilà ce qu'était le premier épisode du feuilleton, voilà quelle était sa fonction, le reste n'était que la queue de la comète, qui, comme toutes les queues, était bien plus encombrante qu'autre chose. Il a fallu couper. Couic ! Mazel Tov ! Le stratagème a bien fonctionné, une paire de semaines, peut-être trois. Moi ensuite j'ai continué parce que j'avais commencé alors qu'il fallait recommencer. L'erreur est réparée : j'ai décroché le pompon, je repars pour un tour.
J'ai changé de véhicule dans la ronde du manège forain, l'ambulance est abandonnée au profit de la voiture de pompier - ça fait du bruit, ça va vite, ça ne s'arrête nulle part, comme l'ambulance, mais ça ne trimballe pas au dedans un moitié-crevé. Et puis ça a déjà la bonne couleur, pas besoin de la repeindre à grands coups de Ripolin charcutier.
Il reste l'incendie, je le sais même si je ne propose plus le circuit touristique aux grands brûlés. Cependant aujourd'hui, j'aime à me mentir, à me foutre sensuellement le doigt dans l'oeil du cyclone, la tempête reviendra bien assez tôt. Je me la joue comme si j'étais sauvé (tu parles !), mais si la Mort est complètement à la ramasse, Elle est aussi une sacrée crevarde, Elle n'aime pas trop qu'on l'encule - mais perso, je ne vois pas pourquoi tant d'acharnement de Sa part puisque de toute évidence Elle aura toujours le dernier mot (Qu'Elle est con ! Mais qu'est-ce qu'Elle est con ! J'en suis à chaque fois stupéfait, et quelque part admiratif ! Ca en n'est même plus de la connerie à ce stade, c'est du grand Art ! Du sport de l'extrême ! Chapeau la Mort !).
Et je retrouve le plaisir d'écrire, peut-être est-ce celui de La baiser à nouveau. Je me sens comme au sortir d'un cauchemar, et en attendant un autre sommeil, agité bien entendu, la nuit venue ou plutôt le petit matin, je veux profiter au maximum du soleil d'octobre se tapant quelques longueurs dans les eaux de l'East River. Un été indien, les poussières d'un hypothétique bon temps juste avant les rigueurs de l'hiver, c'est tout ce que l'on peut espérer de meilleur dans l'existence. Même si ce n'était pas mieux avant, c'est toujours pire maintenant ; mais on se console en pensant à demain et sa merde au cul, assurée, et alors on aime le jour, hic et nunc. Du grand guignol.

*
*    *

La lumière du jour, même un peu pâle, après une éprouvante nuit, une nuit qui reviendra à l'identique, parce qu'il faudra bien tôt ou tard se recoucher : la vie fatigue. Qu'est-ce que je hais la biologie et ses fonctions à la con. J'en égorgerai bien un chat pour la peine. (Et est-ce que se faire un sandoc avec la carcasse d'un arnaquopunk vegan, c'est manger de la viande ?)
La lumière du jour, malgré tout. Peut-être, sûrement, parce que j'ai bu de l'eau vendredi midi avec Rude Boy, et le soir ai été invité à boire du pinard avec Jean (je n'y ai pas été, comme au bar aujourd'hui, j'avais ce texte à finir pour chercher la merde et la règler avant que ce ne soit elle qui me trouve, encore une fois, en fin de nuit, au retour du troquet, loin de ces doux et bruyants rires un peu trop gras tant il y a du beaucoup). Peut-être, sûrement, parce qu'Estelle m'a trouvé l'après-shampooing miracle qui évitera les drames capillaro-ondulatoires de la condensation quand je remonterai sur scène. Peut-être, sûrement, parce que Cécile et Yann sont désormais Cécile et Yann et Elina. Peut-être, sûrement, parce que les three stooges de la cyber-balayette connection continuent à délicieusement accompagner leurs vannes à base de bites et de Légion 88 d'une grosse couche de tendresse. Peut-être, sûrement, parce que l'ordinateur s'allume le matin pour d'abord aller lire des bouts de vie qui donne envie de vie, comme le blog d'ysiL [LIEN] ou celui de Sushie [LIEN]. Peut-être, sûrement, parce qu'il y en a d'autres aussi, qui en ont fait sans le savoir tant qu'ils ne se reconnaîtront pas. Peut-être, sûrement, parce que toi tu me lis, ou tu écoutes mes disques, et que c'est énorme.
Et peut-être, parce que Toi, avant de m'assassiner, tu m'as aimé. Sûrement.
La lumière du jour, crue et nue, qui éclaire le bordel monstrueux de la vie rentrée bourrée dans le noir, et tous ces projets agonisant partout. Le retard d'abord : appeler Daniel pour la bédé à remettre à la mi-juillet 2005 pour le prochain Chéribibi, appeler Laul pour mendier 15 jours de rab' sur la dead line du morcif de Kommando Suicide pour le DVD de Lucrate Milk, et rattraper le temps crevé. Et d'autres encore, qui s'en viennent : La reprise électro-80's à goupiller avec le fier Trambi pour la compil tribute à Philippe Katerine, Et les illustrations des perles littéraires du Villon en bomber AKA Cochran, et celles pour Barricata. Et encore.
La lumière du jour, encore blafarde, se balade sur l'étrange liste que je viens d'aligner, et je vois lentement la terre se remplir, au-delà des cadavres. Et que ça en fait du monde. Et que c'est bien. Et que si ce n'est pas encore une vie, c'est quelque chose. Et que ça en fait du monde, et que ça en fait un monde.
Et puis.
Bolchoï n'est plus depuis si long qu'une histoire d'amour a eu le temps de voir le jour, de vivre, et de n'en pas finir de mourir. Même si la machine à déchets reprenait ses droits perdus face à la fabrique du meurtre désertée, il restait encore l'électricité - tenir sur les nerfs. Et il reste encore l'électricité, et aussi Rude Boy, et aussi Jean, et aussi Biscotte, et aussi Didier. Alors ça fait du bruit, et peut-être, sûrement, ça aussi, ça a réveillé le jour et sa gueule de bois. Pour se défouler de la biologie et ses fonctions à la con, on peut égorger un chat, ou faire un groupe de Punk Rock (On a tendance à ignorer tout ce que le CBGB's a fait pour la cause féline). Ou les deux, rien que pour faire chier les anarchopunks vegans, et ils le méritent, autant les chats que les anarchopunks vegans. Nous n'avons plus qu'à aller chasser le greffier, pour le reste ça s'appelle Division d'Honneur. (Toi qui me lis, tu as la primeur de l'annonce publique de la création de ce groupe - bon peut-être que là, tu saisis pas trop trop l'immensité de l'événement voire tu t'en branles royalement, mais sache que ceux qui ont vu les débuts d'Aberration ou des Putois s'en souviennent encore ! Quoi ? Tu n'as jamais entendu parler des Putois ni d'Aberration ?! Aaaaaah misérable ! Tu ne connais donc pas la vie de tes idoles ! Fais attention : on sait où tu habites...)
Déjà les premières dates on stage sont fixées, dont une en février au Lemovice Fest [LIEN]. Pour plus d'infos, un site verra prochainement le jour, quand il y aura assez de matière pour le remplir. En attendant, je viendrai poster ici les textes des chansons dès qu'ils seront écrits (et dès qu'il y a l'approbation de mes compères). Par la suite, le Backstage blog ne portera jamais aussi bien son nom puisqu'il sera aussi le receptacle de mes impressions sur et autour les tournées et concerts faits avec le groupe. Tant que ce blog vivra, mais il n'y a pas de raison pour qu'il en soit autrement : j'ai décidé aujourd'hui que j'attendrai au moins la sortie de l'album pour me flinguer. Parce qu'il faut se fixer des objectifs dans la vie. Histoire de faire sonner un échec en réussite - c'est exactement ça le rock'n'roll, baby ! Un grand guignol. Alors Elle peut se repointer la Mort, et Elle se repointera c'te connasse : Got Punk Rock in my veins, et c'est une putain de bonne came. Hail Rock'n'Roll ! And see U soon...