Il n'y aura pas de quoi en faire un roman, encore moins d'en chier une pendule, à la rigueur une Swatch bleue fluo ou quelques vers. Out of fashion. Ce n'est qu'une poignée d'heures qui auront suffi pour rendre le point final du billet de dimanche effectif : j'ai appris son nom, celui de son groupe de rock, et son mariage prochain à Las Vegas.
Pas de quoi non plus en venir aux pires anathèmes : souhaiter une honey moon au Caesars Palace après le tour de chant de Céline Dion, ou même, l'ultime horreur, pendant. Pas de quoi pour une Fatwa, l'ouverture improvisée (avec financement de la CIA) d'un aérodrome pakistanais en plein milieu des bandits manchots clignotant sous la branlette frénétique de vioques ravalées. Lord have mercy. Pas de quoi.
Alors je digère somnolant dans la douceur d'octobre le cholestérol du restau de midi, Bob Dylan sur la hi-fi. Jeudi je vais chez le coiffeur. C'est bientôt Halloween. J'ai à nouveau de la money sur mon compte. Je patauge peinard au coeur du bel Occident. Je sais que désormais j'ai les moyens des possibles, et le luxe des questions - des avec des réponses qui trouveront que le Nevada, ça craint un maximum. J'ai repris ma place sur le marché. Action.
Que la romance coûte à Brooklyn, NYC. Surtout quand on n'y est pas.