dimanche 4 décembre 2005
Par nono le hool's,
à 17:30 :: FLESH
Le chaud
et le froid
de l'arme
dans l'acier
trempé
du rouge
de ton
entrejambe
pleurent
d'une balle
sans cible
et moi
qui ne tire
que pour
la peau.
A l'évidence
Donne-moi
Un flingue un flingue un flingue pour te baiser honey
Un flingue un flingue un flingue que tu viennes pour toujours
Qu'en rafale tu ravales le foutre comme un amour
Mon amour mon amour que tu crèves dans mon lit
A l'évidence
Rends-toi
6.35, le temps compté
6.35, qui a payé ?
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jeudi 14 juillet 2005
Par nono le hool's,
à 21:21 :: FLESH
A se demander ce qu'il en est du bonheur et de quoi il en retourne, le temps se prend comme le mal que l'on se donne. Alors on se retrouve tel un rien, sans doute dans la vérité. Simplement. Ce rien dont je ne cesse d'expliquer, à toi qui me lis, comment on en construit sa vie. Comment aussi on n'en finit pas de finir. Ce rien du dernier moment qui fait rater jusqu'au suicide, qui m'avale avant de me recracher, et puis me rattrape. Toujours. Comme les femmes.
Tu es peut-être l'une d'entre elles, toi qui me lis. Un oeil d'en bas au sourire carnivore. Si c'est le cas, tu sais déjà que ma viande t'appartient et qu'elle porte la marque de la morsure - c'est la pomme qui croque le serpent, la vieille histoire toute emmêlée. Ma viande qui s'étale dans la pornographie assumée, dans la littérature. Des choses mortes, pour ton ventre grouillant.
Le meurtre que pour te plaire, s'il te plaît ; et s'il existe, ce n'est que de ton fait. Il n'y aurait de mon langage sans la caresse de ton regard, mes mots se perdraient comme aujourd'hui mon corps échoué dans la moiteur de cet appartement de juillet. Même que représenté, tu me fais demeurer, encore un peu ; alors je t'en prie de rester, encore un peu. Et tant pis si tu finiras par partir, il ne peut en être autrement malgré les promesses tenues ou non - seule la nature de l'excuse en sera affectée.
Pour le moment, laisse tes mains, tes reins, tes seins dans le creux de ma phrase ; plonge-toi dans la découpe du monde et ensevelis-nous sous les poussières du genre. Agrippe-toi à moi et à ça, écoute ma voix s'effondrer : mouille nos lèvres. Sens au plus profond des muqueuses combien tu rends la chute délicieuse. Mon âme est en faillite qui te remplit et te vide - décharge-moi. Fais mentir la lourdeur de la biologie par le carrousel signifié. Viens mourir avec moi, empalée sur le sexe de mon verbe bandé. Viens mourir avec moi, viens maintenant.
Mais pour de faux, une nouvelle fois répétée. Personne n'est dupe mais on aime à y croire : ce n'est que du blabla, une historiette de plus pour que s'endorment les enfants, paisiblement. Tu ne seras plus là demain matin quand vendredi se réveillera, bien que j'aurai mal. Et tant besoin de toi. Alors dans le secours de l'instant, dans ce début de soir, je me laisse aller à la confidence comme une autolyse, une conjuration comme une condamnation : toi qui me lis, femme, je t'aime.
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mardi 7 juin 2005
Par nono le hool's,
à 19:12 :: FLESH
Lardez-moi de cris et de bruits
Retirez les mots de ma gueule
Brisez la chienne que je suis
Maîtresse, cassez-moi la queue
Et caressez
Le délicieux aveu
Du cyclope envieux
Au coeur fessier
Maîtresse, ouvrez-moi en deux
Le ventre juteux comme un fruit
Retirez les mots de ma gueule
Lardez-moi de cris et de bruits
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