jeudi 2 juin 2005
Par nono le hool's,
à 17:00 :: TRACK
They'll strip your mind
Just for fun
Quoth the raven
Yum yum yum
[PATTI SMITH, "Glitter In Their Eyes"]
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mercredi 1 juin 2005
Par nono le hool's,
à 18:26 :: TRASH
Les mots d'amour du digesteur corporel : La belle sublimation du soleil de juin.
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Par nono le hool's,
à 18:11 :: FLASH
Toujours plus profond
dans le sexe de la douleur,
l'amour et l'horreur
Ruiner
la mort par le crime,
le rien par le sang
Et guérir
par la blessure.
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mardi 31 mai 2005
Par nono le hool's,
à 16:09 :: TRASH
La fenêtre ouverte : la musique d'ailleurs et de loin qui entre. Ca me fait comme un futur à penser, quelque chose.
De bien emmerdant.
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lundi 30 mai 2005
Par nono le hool's,
à 02:56 :: CRASH
Un chien, ça ne se pend jamais
- ça se tient en laisse.
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dimanche 29 mai 2005
Par nono le hool's,
à 10:54 :: CRASH
Ce n'est pas la peine,
c'est pire.
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samedi 28 mai 2005
Par nono le hool's,
à 17:30 :: CRASH
Le fond de la gorge
a brûlé en silence
trop de fumée
des mots de rien.
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vendredi 27 mai 2005
Par nono le hool's,
à 11:00 :: TRASH
J'ai perdu le sens de l'humour,
J'étais trop poli pour être honnête :
Je suis resté en vie.
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jeudi 26 mai 2005
Par nono le hool's,
à 20:14 :: TRASH
Le chaud de mai et son ciel
Rappellent de l'hiver
La poésie et les vers
Les mouches bleues
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mercredi 25 mai 2005
Par nono le hool's,
à 14:11 :: CRASH
Les murs du tombeau quelquefois s'ouvrent encore. Les effluves de la sépulture en appellent au pillage, les charognards viennent causer d'amour. Ca pue le crevé, ça sent la romance, et le vagin souriant - toujours à pleines dents, les baisers nécrophages de l'oeil mouillant. L'arme reste acérée, et les sexes de métal. Au fond du lit de pierre, la mécanique innervée se rappelle en fonction, et en utile. L'espèce est reproductrice : la fabrique du meurtre.
Les circuits imprimés et la mémoire morte sont une piètre souvenance, et tout s'en satisfait - il n'est qu'un sens unique. Le coeur bat, la bite gonfle, la chatte se noie, pour finir en chansons, le mensonge de la civilisation, la chair et les livres. Il n'est que la machine et la matrice, il n'est que la pitance et le sacrifice, il n'est que le biologique en pourriture et Moloch en répétition. La carte mère et ma queue.
Je sens sous la toile blanche de ma chemise grouiller les vers, au-delà de la poésie, au coeur de la vie. Je me défais de l'esthétique, le poitrail nu alors. Je m'offre à toi, aux canons de ton regard. Les avortons fraternels de mon hérédité, mes siamois mort-nés, pendent à mon corps, et hurlent, leurs membres d'acier suppliant le ciel, ou quelque chose comme ça. Peut-être toi.
Il n'est rien de vivant qui ne soit condamné et déjà exécuté, nous trimballons nos cadavres partout, nos fausses couches et nos assassinés. Nous nous offrons nos viandes faisandées en des serments de fidélité, et nous racontons des réalités avec nos corps décomposés. Tout, pourvu que l'on puisse oublier l'unique vérité : le langage - les choses mortes. Je lâche les mots, je ne veux plus jouer ; je ne joue plus, je jouis. Dans la pornographie et l'obscène, l'art dépassé, je me tiens dans ma pestilence, dans mon anatomie dévêtue, dans mon image écorchée, dans ma flaque de merde et de sang. Dans le Réel révélé, dans ton oeil.
- Toi qui m'aimes, regarde maintenant.
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